vendredi 14 octobre 2011

Björk est une artiste fsacinante

Attention, j'ai décroché de Björk après l'album Homegenic.  Je trouve sa musique froide et sa façon de chanter trop excentrique.

Néanmoins, je reconnaîs que c'est une artiste d'avant-garde.  L'album Biophilia paru la semaine passée fait beaucoup jaser avec ses applications visuelles pour iPad. 

La comparaison de Nicolas Houle sur son blogue avec l'écoute que nous faisions des disques vinyles est très intéressante.

«Jusqu’à un certain point, Björk est à contre-courant ici. C’est comme si elle tentait de ramener les auditeurs à l’époque du tourne-disque, où les fans restaient devant leur appareil, se plongeant dans la pochette d’un disque tout en étant prêts à tourner le vinyle de côté, une fois l’aiguille rendue en fin de course.»


mercredi 5 octobre 2011

Une belle découverte pour moi : Kasabian

Je savais que Kasabian avait fait quelques premières parties de u2 pour le 360° World Tour, mais je ne les connaissais pas.

Et puis j'ai prêté une oreille et quelle découverte que cet album Velociraptor!  Je crois y reconnaître le défunt groupe Supergrass.  Kasabian offre un univers musical très riche avec des chansons variées, des sonorités audacieuses, des références musicales qui sortent un peu des cadres connues de la brit-pop (avec notamment plusieurs touches arabesques intéressantes) et des riffs de l'enfer.  J'aime!

Un clip pour vous donner une idée.

Days Are Forgotten (premier extrait de Velociraptor!)


lundi 3 octobre 2011

Ce n'est pas la fin du monde à ce que je sache, mais je me sens mal...

La nouvelle m’est tombée dessus comme une tonne de briques.  Ce n’est pourtant pas la fin du monde comme je le sais, mais je me sens mal (sic).  C’est certainement tout un pan de ma culture musicale qui tombe.
 
R.E.M. manquait d’inspiration depuis un certain temps déjà, mais son héritage à la musique rock indépendante est majeur.  Sans R.E.M., il aurait fallu oublier Nirvana, Radiohead et Pearl Jam pour ne nommer que ceux-là.

 
À une époque où tous les bands prometteurs se retrouvaient sur un gros label, R.E.M. oeuvrait au sein d’un petit label indépendant.  C’est  chez IRS Records que R.E.M. a pondu 5 albums qui ont contribué à façonner un son rock à l’opposé de ce que l’industrie proposait à cette époque.

 
En 1983, le magazine Rolling Stone a placé Murmur, le premier album du band, en haut de sa liste des meilleurs albums de l’année devant Thriller et Synchronicity de vous savez qui.  Audacieux pour un magazine que l’on juge conservateur.  Aujourd’hui, tout le monde se souvient des classiques Beat It de Michael Jackson et Every Breath Tou Take de The Police, mais très peu peuvent fredonner Radio Free Europe.

 
Je ne veux pas faire ici un résumé de la carrière de R.E.M.  Mais il y a des moments personnels que je souhaite partager.

 
Comme la première chanson que j’ai entendue de R.E.M. :  The One I Love.  Ouf!  Un riff magique, quelques paroles simples, courtes et énigmatiques et un hymne était né.

 
Comme la découverte ensuite des albums très alternatifs qu’étaient pour l’époque Fables Of Reconstruction et Lifes Rich Pagent avec des chansons extraordinaires :  Driver 8, Gravity Pull, Begin The Begin, Swan Swan  H, Fall On Me, Cuyahoga, etc.  À l'écoute répétitive de ces albums, mon frère Jean-Sébastien a finit par détester R.E.M.

 
Comme le meilleur show que j’ai vu dans ma vie en 1988 à l’ancien Forum de Montréal pour le Green World Tour.  J’ai découvert alors le plus grand band de garage et c’est une étiquette que je leur ai toujours accolée.  J’ai encore en mémoire des scènes de ce show :  Michael Stipe qui interprète World Leader Pretend dos à la foule, Mike Mills qui garroche sa bass à la fin du spectacle avant que le soundman ait eu le temps de couper le son à la console, Bill Berry qui offre un drum puissant particulièrement dans I Remember California, 2h30 de rock brut inoubliable.  Pourquoi R.E.M. n’a-t-il jamais remis les pieds à Montréal après ce spectacle? La question reste sans réponse.

 
Comme le tournant audacieux qu’a pris R.E.M. au début des années ’90 avec Out Of Time et Automatic For The People.  Alors que le grunge était roi et maître des ondes radiophoniques, les quatre pionniers américains exploraient un univers musical plus calme que celui qu’il avait lui-même contribué  à mettre en place, un univers qui allait pourtant le propulser dans les palmarès planétaires avec des chansons comme Losing My Religion et Man On The Moon.

 
Comme ce carnet de paroles que chérissait mon ami David.  Un objet précieux parce que non seulement R.E.M. ne donnait jamais les paroles de ses chansons dans ses livrets, mais en plus Michael Stipe prononçait très mal.  Pouvoir découvrir sa poésie engagée en faisant un retour 15 ans en arrière était un privilège que David partageait seulement avec moi.

 
Comme la véritable mort de R.E.M., à mon humble avis, arrivée en 1997 avec le départ de Bill Berry, le batteur.  Le groupe aurait dû se séparer à cette époque, mais c’est Bill Berry lui-même qui a insisté pour que les trois autres membres poursuivent l’aventure. Mmmmm.

 
Comme par la suite ce voyage à Boston avec mes amis David et Jean pour aller les voir parce que Montréal ne faisait plus partie de leur liste.  Quel beau concert en plein-air avec enfilade de succès à faire pâlir d’envie bien des groupes.
 

Comme, enfin, cette courte renaissance en 2008 avec Accelerate, un véritable retour aux sources qui annonçait de belles choses pour l’avenir.
 
Pour les petites notes historiques, il faut retenir deux choses de R.E.M..  Primo, la capacité du groupe à rester résolument indépendant malgré un contrat de 80 millions de dollars en poche avec Warner Brothers.  Secundo, la solidité musicale du groupe avec celui qui demeurera à mon avis l’un des meilleurs bassistes rock de tous les temps, Mike Mills.


En bout de ligne, R.E.M. aura presqu'à lui seul pavé la route du rock indépendant et c'est tout un exploit.

RIP R.E.M.


Quelques chansons moins connues de R.E.M. ...
 
Perfect Circle (parue sur Murmur en 1983)

 

Gravity Pull (parue sur Fables Of Reconstruction en 1985)

 

Swan Swan H.  (parue sur Lifes Rich Peagant en 1986)


Ignoreland (parue sur Automatic For The People en 1994)


Walk Unafraid (parue sur Up en 1998)

 

She Just Wants To Be (parue sur Reveal en 2002)

 

Living Well Is The Best Revenge (parue sur Accelerate en 2008)


mardi 20 septembre 2011

Souvenirs de 1991...

1991, l’année de mes 18 ans.  Aujourd’hui, deux décennies plus tard, je réalise qu’on fête les 20 ans de quelques grands albums qui m’ont passablement marqués.  Avez-vous souvenir d’une année musicale aussi riche?  Pas moi.

D’abord, la naissance du grunge prend forme avec Nervermind de Nirvana.  L’album aura pris presque 6 mois avant de faire sa marque comme un classique de l’histoire du rock. Si le neo-punk de Curt Cobain semblait accrocher plusieurs de mes amis de l’époque, mon cœur penchait définitivement plus vers Ten de Pearl Jam.  L’épreuve du temps semble m’avoir donné raison. 
J’écoute ces temps-ci les deux albums en boucle dans l’auto et je ne peux que constater que la force d’écriture d’Eddie Vedder et sa bande était beaucoup plus grande que celle de celui qui est aujourd’hui élevé au statut d’icône du rock.  Comme quoi une mort prématurée suffit parfois à créer un mythe, si injustifié soit-il.

Le grunge était en quelque sorte une réponse brute anticonformiste au glam rock qui s’éteignait tranquillement à cette époque.  Mais quelle fin pour le glam rock avec Use Your Illusion I et II de Guns ‘n’ Roses.  November Rain est une chanson qui synthétise à elle seule tout un courant musical auquel je n’ai adhéré qu’à la toute fin avec cet album double.

Metallica quant à eux nous livraient Metallica, album au son intemporel et dont les hymnes du métal s’élèvent aujourd’hui à un niveau jamais égalé.  L’écoute de Sad But True sur les Plaines cet été aura été pour moi la confirmation que mon snobisme du métal pendant ma jeunesse était tout à fait sans fondement.


Trois autres albums s’inscrivaient en faux par rapport à la mouvance du gros rock de guitare de l’époque.  Tout d’abord, R.E.M. prenait un grand risque avec Out Of Time.  Le band de garage par excellence troquait ses guitares électriques et son drum pesant pour nous offrir un bijou truffé d’un riff de mandoline.  Quelle audace qu’a été Losing My Religion.  Massive Attack faisait naître de son côté le trip-hop avec l’album Blue Lines, mélange audacieux de hip-hop et de dub. Finalement, la palme de l’audace pour l’époque était de sortir une brochette de 11 chanson aux arrangements pop beatlesques.  C’est ce qu’a fait Crowded House avec Woodface, un album dont la qualité de compositions reste encore aujourd’hui indiscutable.


Mais en bout de ligne, qui pouvait bien, sans trop le vouloir, synthétiser l’essence même de cette extraordinaire année musicale?  U2 avec Achtung Baby.  Je réécoute aujourd’hui cet opus berlinois et je ne peux que constater que les quatre irlandais nous ont livré à l’époque un chef d’œuvre à la croisée du grunge de Nirvana, du glam rock de Guns, du techno de Massive Attack et de la pop de Crowded House.  C’est en soi un tour de force, comme si U2 savait à ce moment qu’il posait l’une des dernières pierres au mur de son patrimoine.  Le groupe n’a plus jamais retrouvé ce niveau d’inspiration après et j’en viens à penser que c’est Bono qui aurait du mourir à la place de Curt Cobain.  Au moins la construction du mythe aurait été amplement justifiée.  Au moins, pas sûr qu’en 2011 Curt Cobain nous casserait les oreilles avec son statut de rock star capable de rencontrer les présidents des puissances de ce monde (sic).

mardi 14 juin 2011

Espace.mu : beau projet de Radio-Canada!

Beau projet de Radio-Canada!  J'ai commencé à écouter de la musique francophone en streaming ce matin en travaillant et j'aime beaucoup.




Espace.mu a une place de choix dans ma liste de favoris, c'est certain.