jeudi 12 février 2009

Gomez - How We Operate

Gomez est un groupe qui a émergé de la vague brit-pop (Osasis, Supergrass, Suede, Blur, etc.) en affichant des influences plus américaines que britanniques et en privilégiant des compositions expérimentales. C'est tout ce que je sais de ce groupe et il arrive parfois qu'on ne veut pas en savoir plus au risque d'être déçu.

J'ai effectivement peur d'être déçu parce que l'album How We Operate, leur sixième, est génial. C'est tout simplement une magnifique collection de 12 petites chansons bien construites pleines de joie et de vie.

C'est l'album de 5 gars qui ont décidé de composer une oeuvre qui allait traverser l'épreuve du temps. La base du «songwriting» est là : mélodies simples, harmonies vocales superbes, rytmes et riffs mémorables, textes épeurés et poétiques. J'ai un penchant pour See The World et How We Operate au début de l'album, mais cela ne veut pas dire pour autant que l'album s'essouffle rapidement.

Voici le clip de See The World, une chanson qui aurait pu être écrite par REM à une autre époque.



Appréciation personnelle : 8/10

Gomez - How We Operate- ATO (2006)

lundi 29 septembre 2008

The Raconteurs - Consolers of The Lonely

Deux ans après la sortie Broken Boy Soldier, le super groupe de Jack White revient en grande forme avec un album épatant, j’ai nommé Consoler of the Lonely.

Après la première écoute, on comprend mieux le titre de ce recueil de merveilles qui est un vrai remède contre la solitude. Plein de joies, de grooves, de rage et de mélancolie, Consolers of the Lonely tisse un univers musical éclaté, mais avec un trame bien sentie qui nous plonge dans un univers style «troubadours rock du mid-west américain», un album qui sent l’automne, les feuilles mortes, humides et colorées et la joie de vivre.

On commence fort avec Consoler of the Lonely et Salute Your Solution; cette dernière est possédée par un riff de guitare simple et radical, un duo vocal d’enfer où les instruments s’en donnent à coeur joie. On enchaîne avec un trio de chansons aux influences incongrues , mais qui forment un segment incroyable : You Don't Understand Me (Beatles), Old Enough (Lynard Skynard) et The Switch and The Spur (Pink Floyd à la sauce Syd Barrett). On passe le segment du milieu qui s'articule très bien autour de la chanson Top Yourself, le single de l'album aux influences très blues, pour terminer en grande force avec Rich Kid Blues, These Stones Will Shout et Carolina Drama.

Tout est là : guitares criantes, basse salle, batterie présente et irrégulière et voix affolantes appuyées par de l'orgue, du piano, du violon et autres instruments qui m'échappent.

Je n'aime pas beaucoup The White Stripes, mais je reconnais le talent de Jack White. Avec The raconteurs, sa magie est décuplée. Brendon Benson, dit l'homme orchestre, est un comparse extraordinaire pour ce fou de la guitare. Il lui offre vraisemblablement un capacité d'arrangements extraordinaire que le guitariste ne trouve pas avec sa frangine. Les deux chanteurs sont entourés d'une section rythmique sans faille.

Bref
Consolers of The Lonely est un album fabuleux; le rock-blues dans toute sa splendeur reposant sur des influences éclatées. Presqu'un classique...
  1. Consoler of the lonely
  2. Salute your solution
  3. You don’t understand me
  4. Old enough
  5. The switch and the spur
  6. Hold up
  7. Many shades of black
  8. Five on the five
  9. Attention
  10. Pull this blanket off
  11. Rich kid blues
  12. These stones will shout
  13. Carolina drama
Appréciation personnelle : 9/10

The Raconteurs - Consolers of The Lonely - Warner Bros (2008)

mercredi 27 août 2008

Death Cab For Cutie - Plans

Death Cab For Cutie est une étoile montante de la scène rock indépendante américaine. En fait, le groupe n'est plus vraiment indépendant puisque depuis 2004, il opère sous le label majeur qu'est Atlantic.

Ceci n'enlève rien à son talent et son inspiration. Paru en 2005, Plans est l'opus le plus important de Death Cab For Cutie à ce jour. C'est un album à la fois planant et énergique avec une enveloppe sonore sobre et contemporaine. L'instrumentation est simple : guitare, piano et autres claviers, basse et batterie. Là ne réside pas l'originalité de cet album.

En fait, Plans n'est pas vraiment un album original en soi, mais Death Cab For Cutie réussit à créer sur ses 11 chansons des ambiances envoutantes comme si chaque morceaux pouvaient faire partie d'une trame sonore d'une série télévisée de qualité comme Six Feet Under. La plupart des pièces sont des balades, mais rien pour danser un slow collé avec sa blonde. Au contraire, la recherche rythmique est impressionante se détachant souvent du tradionnel 4/4 boom chack, boom chak. Les claviers et les guitares se superposent à ces rythmes différents pour créer des enrobages très mélodiques. Je retiens les morceaux Marching Bands of Mannathan, Diffrent Names for the Same Thing, I Will Follow You into the Dark et Someday You Will Be Loved.

Plans est un album à écouter comme un tout. Depuis que François m'a passé cet album génial (Eh oui! Une autre découverte de Franky), il trône dans les plus hautes positions de mon Billboard personnel.

Appréciation personnelle : 9/10

Death Cab For Cutie - Plans - Atlantic (2005)

mardi 19 août 2008

Miles Davis - Kind of Blue

Paru en 1959, Miles Davis allait révolutionner la musique avec Kind of Blue. Non seulement a-t-il inventé un nouveau style jazz (Jazz Modal), il a aussi fortement influencé le courant rock progressif (Pink Floyd) qui suivra quelques années plus tard.

Kind of Blue est le classique des classiques du jazz. Plein de chaleur, de douceurs, de rythmes envahissant et de mélodies complexes, c'est un album qui ne peut laisser personne indifférent.

Enregistré rapidement en 2 sessions, l'opus réunit ce qui est considéré comme la meilleure formation jazz de tous le temps. Outre Miles Davis, on retrouve entre autre John Coltrane, Cannonball Aderley et Paul Chambers.

Je ne suis pas un fin connaisseur de jazz, une musique qui plus souvent qu'autrement me laisse froid. Il est donc difficile pour moi de l'analyser à fond. Mais avec Kind of Blue, je suis souvent transporté dans un autre univers musical, un lieu où les styles musicaux sont annihilés. C'est de la musique, de la grande musique. Un point c'est tout.
  1. So What
  2. Freddie Freeloader
  3. Blue in Green
  4. All Blues
  5. Flamenco Sketches
Appréciation personelle : 9.5/10

Miles Davis - Kinf of Blue - Columbia (1959)

samedi 9 août 2008

Midnight Oil - Earth and Sun and Moon

Parmi l'impressionnante discographie de Midnight Oil, j'aurais pu choisir Diesel and Dust, Blue Sky Minning ou même Capricornia, mais mon choix s'est arrêté sur Earth and Sun and Moon.

Paru en 1993 après le grand succès de Blue Sky Minning, la barre était haute pour le quintet australien avec Earth and Sun and Moon. Pourtant, la marchandise a été livrée avec brio. Earth and Sun and Moon est un album riche et énergique qui montre tout le grand talent de ce groupe qui a été l'une des meilleures formations rock des années '80 et '90.

Que ce soit pour les succès de palmarès qu'ont été les extraits My Country et Truganini ou les pièces plus sombres et complexes que sont Renaissance Man, Bushfire ou Outbreak of Love, j'invite tout le monde à reconnaître le génie créateur de Pete Garrett et sa gang. Tout y est ou presque : les textes engagés, les mélodies et les riffs accrocheurs, les belles harmonies vocales, un son brut avec une instrumentation organique, etc.

Lors de sa parution, j'ai beaucoup aimé Earth and Sun and Moon et quand je le réécoute aujourd'hui, je me dois de constater qu'il n'a pas perdu de son lustre et de sa pertinence. Peut-être le meilleur album de Midnight Oil. À écouter à fond de train dans l'auto sur l'autoroute.

Appéciation personelle : 8.5/10
  1. Feeding Frenzy
  2. My Country
  3. Renaissance Man
  4. Earth and Sun and Moon
  5. Truganini
  6. Bushfire
  7. Drums of Heaven
  8. Outbreak of Love
  9. In the Valley
  10. Tell Me The Truth
  11. Now or Never Land
Midnight Oil - Earth and Sun and Moon - Columbia (1993)